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Guignard et Dignard
du Canada/Québec
Que je sache, à l'échelle mondiale, tous les Dignard
(patronyme apparu dans ce cas-ci vers le milieu du XIXe siècle)
sont roturiers, au sens du dictionnaire Le Petit Robert : personne qui n'est
pas née noble et n'a pas été anoblie ; ce n'est toutefois pas le cas chez les Guignard,
encore une fois, à l'échelle mondiale (or nous sommes à l'ère de la mondialisation...,
et des familles élargies, unies par un patronyme commun, tendent maintenant à se
structurer à l'échelle mondiale). Quoi qu'il en soit, cela n'empêche en principe
personne d'être beau et/ou riche et/ou intelligent ou parfaitement le contraire.
Le premier mariage de la série sur la famille Dignard et qui se trouve dans l'ouvrage des
abbés Urgel Forget et Élie J. Auclair, paru en 1910, Histoire de Saint-Jacques
d'Embrun, à savoir celui de Joseph Dignard à Marie Anna Beaudin, n'existe pas dans
les faits (voir plus loin les photos des pages de l'ouvrage en cause) ; cette information
est fausse.
À ce sujet, voici des renseignements que j'ai tirés du registre paroissial de
Saint-Philippe (document signé par le curé Pigeon) :
Joseph Guignard, fils majeur de Joseph Guignard (décédé) et de M. A. Larrivée, de la
paroisse de l'Acadie, épousa Barbe Amable Baudin, fille mineure de Charles Baudin et de
F. Giroux, de Saint-Philippe.
C'était le 10 janvier 1814, après la publication de trois bancs de mariage à
Saint-Philippe et à l'Acadie (certificat du curé Lancto).
Étaient présents : deux Dubois (un neveu et un beau-frère) ainsi qu'un Caron ami de
l'époux.
Étaient présents : Charles Baudin (père), Charles Baudin (frère) et Eustache Bonhomme
ami de l'épouse.
Selon le document, à part le curé, les personnes ci-dessus ne savaient pas signer.
Des fils de ce couple, Augustin, Joseph et Antoine, mariés au
Bas-Canada/Québec sous le patronyme Dignard dans la région de Laprairie (près de
Montréal), émigrèrent vers le Haut-Canada/Ontario au dix-neuvième siècle. Sommes-nous
donc légalement/officiellement des Dignard si leur père était Joseph Guignard et non
Joseph Dignard ?
Le premier bébé ontarien des trois frères (Pierre, fils
d'Augustin - apparemment son douzième enfant) naquit à Embrun en 1864. Au niveau de
Gilles Dignard, la branche en est à la cinquième génération en Ontario.
L'information du baptême de Joseph paraît ci-dessous. Il
épousa une Perras.

L'information du baptême d'Augustin suit. Il épousa une
Hébert.

L'information du baptême d'Antoine manque. Il épousa une
Vanier.
Il faut souligner que la société d'alors produisait, hélas,
énormément d'analphabètes. Bien entendu, la responsabilité de tenir les registres ne
peut toujours être confiée qu'à des alphabétisés.
F.-X Pigeon fut curé de Saint-Philippe de 1810 à 1838.
Voici une anecdote que j'ai trouvée dans un ouvrage de Jean-Jacques Lefebvre, publié en
1947 : Saint-Constant et Saint-Philippe de Laprairie 1744-1946.

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Malgré tout, nous sommes donc aussi, mais officieusement ou non
légalement, les descendants du mariage de Pierre Guygnard/Guignard et de Jeanne Guilmet,
mariage qui eut lieu le 28 février 1683 à St-Jean, Île d'Orléans - actuellement au
Canada, plus précisément au Québec. Pierre Guignard, venu comme colon en
Nouvelle-France, était le fils de Nicolas Guygnard/Guignard et d'Isabelle Laisné, de la
paroisse Saint-Pierre-de-Chavagnes, diocèse de Luçon (celui du grand Richelieu), en
Vendée.
Pierre Guygnard/Guignard serait arrivé en Nouvelle-France
(Canada) en 1671.
Voici de l'information de la notice de Michel Langlois, consacrée à Pierre Guignard (Dictionnaire
biographique des ancêtres québécois, tome II, p. 412). Langlois y écrit que
Pierre Guignard vint au Canada en 1671, engagé par la Séminaire de Québec. Il se serait
en effet engagé le 04 06 1671 (à La Rochelle), devant le notaire Teuleron, envers Arnaud
Peré à venir travailler durant trois ans pour Monseigneur de Laval au salaire de 72
livres par année. Ce même Langlois, dans le même article, nous dit que la famille
Guignard était de la « paroisse de Chavagne, évêché de Luçon, au
Poitou ».
(Information gracieusement fournie par Marcel Martin, auteur de Un Martin en
Amérique, Sillery [Québec], Septentrion, 1977, 234 p.)
Nota - Une autre branche de Guignard s'est métamorphosée en
Dignar/Dignard. Il s'agirait de descendants de Pierre Guignard, marié à une Mignier en
1756, à Kamouraska ; son fils, Pierre, aurait épousé une Bourq en 1792 à Bonaventure,
Gaspé ; le fils de celui-ci, Pierre Michel, aurait épousé une Savoie en 1819, à
Neguac, au N.-B. ; de là viendrait Moses (Moïse) Dignar/Dignard, baptisé en 1822 à
Inkerman, N.-B. Ce dernier serait donc peut-être la plus ancienne victime du changement
de patronyme.
Généalogie de la lignée paternelle de Gilles Dignard
| Époux |
Épouse |
Lieu et date
de mariage |
| Léo Dignard |
Agathe Forget |
Casselman (Ontario), 13.4.1939 |
| Joseph Dignard |
Emma Marion |
Ste-Thérèse-de-Marionville (Ontario), 1909 |
| Israël Dignard |
Julie Charlebois |
Embrun (Ontario), 3.10.1876 |
| Augustin Dignard (baptisé Guignard) |
Olive Hébert |
St-Isidore-de-Laprairie (Québec), 25.1.1841 |
| Joseph Guignard |
A. Baudin/Beaudin |
St-Philippe-d-Laprairie (Québec), 10.1.1814 |
| Joseph Guignard |
M. A. Larivée/Larrivée |
Kamouraska (Québec), 21.8.1764 |
| Pierre Guinard/Guignard |
M. J. Paré |
Ste-Anne (Québec), 17.10.1722 |
| Pierre Guygnard/Guignard |
J. Guilmet |
St-Jean, Île dOrléans, 28.2.1683 |
| Pierre Guygnard/Guignard |
Isabelle Laisné |
Chavagne-en-Paillers (paroisse : Saint-Pierre-de-Chavagne), dioc. de
Luçon, Vendée, France |
Ci-dessous paraît l'information de l'ouvrage des abbés Forget et Auclair, paru en
1910 : Histoire de Saint-Jacques d'Embrun.











(Remarque de Gilles Dignard - Par « non légalement et officieusement », je veux
dire que, même si « le patronyme Guignard nous appartient » (descendance directe), nous
ne pouvons actuellement l'utiliser légalement et officiellement. Autrement dit, je ne
pourrais pas, sans ennuis juridiques, commencer à m'identifier comme étant Gilles
Guignard, ni à signer ainsi. Quant au changement de Guignard à Dignard au dix-neuvième
siècle, tout indique qu'il ne découle pas d'une demande officielle d'un membre de la
famille de changer son patronyme. « Dignard » n'est donc qu'« apparemment légal
et officiel ». Cette position est très inconfortable pour toutes les branches qui ont ce
problème. De plus, ce changement dérange et affaiblit du même coup tous les Guignard
la mondialisation empire le cas.


Dans les années 1910, l'abbé Élie-J. Auclair n'était pas un débutant, à preuve
son rôle au Premier Congrès de la la langue française au Canada.

Notez ci-dessous que Sir Wilfrid Laurier avait perdu son élection.


Voici certains renseignements sur les Dignard
dEmbrun pour la période de 1859 à 1926.
Source : Histoire dEmbrun, par Francine Bourgie et
Jean-Pierre Proulx, ouvrage publié en 1981.
(p. 70) Familles établies à Embrun en 1859
Augustin Dignard et Olive
Hébert, de St-Philippe et de St-Isidore de Laprairie
(p. 101) Familles du canton de Russell en 1902
Nom |
Concession |
Lot |
Statut |
| Eusèbe Dignard |
V |
A |
Propriétaire |
| Israël Dignard |
VI |
7 |
Propriétaire |
| Jos Dignard (père) |
VII |
9 |
Propriétaire |
| Jos Dignard (fils) |
VII |
11 |
Propriétaire |
| Solomon Dignard |
VI |
7 |
Propriétaire |
| Stanislas Dignard |
VII |
5 |
Propriétaire |
| Théophile Dignard |
VI |
14 |
Propriétaire |
| Mme J. Dignard |
VII |
6 |
Propriétaire |
| Louis Dignard (fils) |
IX |
13 |
Propriétaire |
| Louis Dignard (père) |
VII |
6 |
Propriétaire |
(p. 45) Préfet de la municipalité du canton de Russell
Félix Dignard, en 1920
et 1921, puis de 1923 à 1926.
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